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1974

L’avortement est débattu à l’Assemblée

Arlette Laguiller est, en 1974, la première femme candidate à l’élection présidentielle en France : Et bien oui, je suis une femme et j’ose me présenter comme candidate à la présidence de cette république d’hommes [1].

Élu président, Valery Giscard d’Estaing qui avait annoncé une importante participation des femmes à la gestion du pays forme son gouvernement avec 29 hommes et… 3 femmes. Simone Veil qui, par sa formation et le poste important qu’elle occupait dans la magistrature, pensait être garde des Sceaux, se voit attribuer… le ministère de la Santé. Les dossiers les plus délicats lui sont alors confiés.

En 1974, aura lieu une grande mobilisation féministe en faveur de l’avortement et du droit des femmes à disposer de leurs corps.

Simone Veil à la tribune, en novembre 1974.En novembre, le débat sur l’avortement est ouvert à l’Assemblée nationale. Il est particulièrement houleux. Simone Veil, ministre de la Santé d’un gouvernement de droite, défend le projet de loi provisoire sur l’avortement, avec intelligence et une force paisible.

Ces débats aboutiront au remboursement des frais relatifs à la contraception (autorisée depuis 1967) et, l’année suivante, à la légalisation de l’avortement.


Reconnaissance du principe de l’égalité de rémunération entre hommes et femmes pour travaux de valeur égale. La loi sur l’égalité professionnelle ne sera votée qu’en 1983

Pour en savoir plus :

[1] Arlette Laguiller dans Les filles on n’attend plus que vous d’Élisabeth Weissman.

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