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1972

Le procès de Bobigny

8 novembre 1972

Pour la première fois, un avortement, bien que considéré comme crime, n’est pas condamné.

Le 8 novembre, a lieu le retentissant procès de Bobigny, durant lequel Gisèle Halimi défend une jeune fille, Marie-Claire, accusée d’avortement clandestin. Celle-ci, alors âgée de 16 ans, s’était faite avorter à la suite d’un viol.

Gisèle Halimi et sa cliente, au sortir du procès de Bobigny, victorieuses.

La jeune fille est relaxée, mais sa mère est condamnée à 500 francs d’amende pour complicité d’avortement, et l’avorteuse, à un an de prison avec sursis. Simone de Beauvoir assiste à ce procès en qualité de témoin.

Pour la première fois, une femme, pourtant reconnue coupable d’avortement, n’est pas condamnée. La loi est remise en question et l’IVG sera autorisée 3 ans plus tard.

En 2005, pour les trente ans de la promulgation de la loi Veil, la ville de Bobigny donne son nom à la passerelle reliant le parvis du tribunal au centre-ville. Et, en février 2013, elle baptise une rue du nom de Gisèle Halimi. C’est la première fois qu’un·e avocat·e vivant·e reçoit une telle distinction.

Pour en savoir plus :

  • Voir le film Le procès de Bobigny, de François Luciani (2006, fiction, 1 h 28) avec Sandrine Bonnaire et Anouk Grinberg.
  • Lire : Le Procès de Bobigny : désobéir pour le droit d’avorter, Gallimard, 2006. Avant-propos de Gisèle Halimi.
  • La plaidoirie de Me Gisèle Halimi, La Grande Bibliothèque du Droit

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Un enfant si je veux, quand je veux !

Slogan féministe de la marche internationale pour l’abolition des lois contre l’avortement du 10 novembre 1971 à Paris.