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1938

Fin de l’incapacité civile des femmes

Libérées de l’obéissance au mari !

En France, le code Napoléon, qui imposait le devoir d’obéissance de la femme envers le mari, n’est aboli qu’en 1938.

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Après plus d’un siècle de subordination au mari, les femmes gagnent enfin quelques libertés : celle de s’inscrire en faculté (loi du 18 février 1938), de passer un contrat pour ses biens propres, d’accepter une donation, de séjourner dans un hôpital ou une clinique sans être accusée d’abandon de domicile. Elles disposent d’une capacité juridique propre, quoique restreinte (principalement en matière judiciaire). Elles ne doivent plus obéissance à leur époux.

La femme mariée n’est plus incapable civile : elle peut désormais posséder une carte d’identité et un passeport ainsi qu’ouvrir un compte en banque sans l’autorisation de son mari. Subsistent pour le mari : la fixation de résidence, la possibilité de s’opposer à l’exercice d’une profession et l’exercice de l’autorité paternelle. Il reste le chef de famille. Il faudra attendre 1965 pour qu’elle soit libre de travailler sans l’accord du mari.

La femme n’est victime
d’aucune mystérieuse fatalité :
il ne faut pas conclure que ses ovaires la condamnent à vivre éternellement à genoux.

Simone de Beauvoir.