
- Courageuse Ingrid, tu mérites la liberté
- Affiche nommée au concours 2008 du site journeedelafemme.com © Fanny Lopez
En France, la Journée des femmes 2008 et ses revendications sont complètement occultées par le combat unanime pour la libération d’une journaliste retenue en otage depuis plusieurs années.
Le premier ministre a annoncé que le symbole de cette journée serait Ingrid Bétancourt, l’image même de la femme courageuse, qu’il décrit comme « un coeur emprisonné », défiant la captivité. Ainsi décide le gouvernement français, et les médias suivent en masse, oubliant les revendications militantes, tant associatives qu’etanusiennes [1]...
Pour cette femme retenue captive, la mobilisation est grande. Les communes françaises se mobilisent par centaines et à force de manifestations, de concerts de soutien, et de négociations médiatisées, Ingrid sera libérée au début de l’été, après 6 ans de captivité, avec 14 autres otages.
Quelques mois plus tôt, une autre libération cause moins de battage médiatique, bien qu’il s’agisse d’une femme non moins martyrisée : séquestrée pendant 24 ans — plus de la moitié de sa vie ! — dans une cave, par son père, violeur, qui lui fit 7 enfants...
Qu’elles soient perpétrées par les membres de la famille, les proxénètes ou les employeurs, violences et séquestrations sont le sort de bien trop de femmes encore. Ne les oublions pas.
Ni Putes Ni Soumises dédie cette journée à toutes ces femmes qui se battent comme Ingrid Bétancourg, Talisma Nasreen, Ayan Hirsi Ali, Nawal Saadawi...


