Sophie Scholl

Étudiante allemande (1921-1943)

Étudiante allemande ayant résisté pacifiquement au nazisme principalement par la diffusion de tracts appelant à l’insurrection des consciences.

Révoltée par la dictature hitlérienne et les souffrances causées par la guerre, Sophie Scholl, alors étudiante en philosophie, fonde avec son frère au printemps 1942 un groupe clandestin de résistants catholiques nommé la Rose blanche (Die Weisse Rose).

Encouragés par le professeur de philosophie de Sophie Scholl, Kurt Huber, le groupe diffuse des tracts contestant le régime en faisant référence à d’éminents penseurs (Schiller, Goethe, Novalis, Lao Tseu, Aristote) et en citant parfois la Bible. En moins de quinze jours, ils rédigent et diffusent quatre tracts qui defendent les valeurs démocratiques et dénonçent les crimes Nazis.

D’abord destinés aux intellectuels allemands, les tracts sont ensuite envoyés en masse dans plusieurs villes d’Allemagne et d’Autriche. Le cinquième tract intitulé Tract du mouvement de résistance en Allemagne est distribué en milliers d’exemplaires dans les rues, et même dans la gare centrale de Munich. Pendant ce temps, la Rose blanche s’épanouit dans des actions fortes et très risquées, telles qu’écrire « Hitler massacreur des masses » sur les murs de la ville ou « liberté » à l’entrée de l’université.

Le groupe rédige un sixième et dernier tract, dans lequel il invite la jeunesse du pays à se mobiliser. Suite à une dénonciation, Sophie et son frère sont arrêtés, jugés par le tribunal du peuple, qui les condamne à mort. Ils seront décapités à la hache, ainsi que plusieurs de leurs compagnons.

« Héros ? Peut-on leur donner ce nom ? Ils n’ont rien entrepris de sublime, n’exigeant qu’un droit élémentaire, celui de vivre librement dans un monde qui soit humain. »
— Inge Scholl, préface à La rose blanche, six Allemands contre le nazisme, Éditions de Minuit, 1979

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