Olympe de Gouge

Journaliste révolutionnaire (1748-1793)

La femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune.

Trop belle, trop courageuse, trop entière pour son siècle, Olympe de Gouges sera guillotinée le 3 novembre 1793. Son crime : avoir des convictions humanistes et féministes, et oser les revendiquer.

D’abord écrivain, elle fréquente assidûment les salons littéraires ; c’est à l’âge de quarante ans qu’elle se tourne vers la politique. Très impliquée, elle refuse que la révolution se fasse sans les femmes, pour lesquelles elle réclame l’égalité des droits. Ainsi, elle écrira en 1791, sa célèbre Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne.

Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (1791) {JPEG}Mais ses engagements vont encore plus loin. Elle s’insurge contre l’esclavage, s’oppose à la peine de mort, prône la non-violence, défend les orphelins et les droits des mères célibataires. Elle est l’une des premières à faire des propositions concrètes en faveur de la démocratie.

Rejetée des sphères intellectuelles et du milieu politique, elle est portée à l’échafaud pendant les sombres heures de la Terreur. Ses derniers mots seront : Enfants de la patrie, vous vengerez ma mort !.

Le 6 mars 2004 une place Olympe de Gouges était inaugurée à Paris : une reconnaissance, enfin !

Page réalisée avec la contribution de UFCS.

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