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2007

Mettre fin à l’impunité

Thématique officielle de l’ONU pour ce 8 mars 2007 : « Mettre fin à l’impunité des auteurs d’actes de violence à l’égard des femmes et des filles. »

« Il reste à accorder à la violence contre les femmes l’attention prioritaire et les ressources requises à tous les niveaux pour s’y attaquer avec le sérieux et la visibilité voulus »
— Étude approfondie du Secrétaire général, sur toutes les formes de violence à l’égard des femmes (2006)
(A/61/122/Add.1)

« La violence contre les femmes et les filles, qui se manifeste de diverses façons selon le contexte historique, le milieu social et culturel et la situation économique, demeure de toute évidence une réalité dévastatrice dans toutes les régions du monde. Les données et les recherches ainsi que les témoignages de femmes et de filles recueillis dans le monde entier en apportent la preuve effrayante. Cette violence est une violation généralisée des droits fondamentaux et un obstacle de taille à l’égalité des sexes, au développement et à la paix.

Perpétrée par l’État ou ses agents, au sein de la famille, ou bien par des étrangers, dans la sphère publique ou privée, en temps de paix ou de guerre, cette violence est inacceptable.

Des cadres juridiques et des plans directeurs ont été mis en place, aux niveaux international, régional et national, pour lutter contre les nombreuses formes de cette violence perpétrée en public comme en privé. Cependant, les progrès réalisés dans l’élaboration de politiques, règles et normes juridiques internationales n’ont pas été accompagnés d’avancées comparables dans leur application, laquelle demeure insuffisante et incohérente partout dans le monde.

Les États ont l’obligation de protéger les femmes et les filles contre la violence, d’amener les coupables à répondre de leurs actes et d’assurer justice et réparation aux victimes. Il serait inacceptable qu’ils se dérobent à cette obligation. Lorsque l’État ne parvient pas à tenir les auteurs de violences responsables de leurs actes et que la société les tolère, officiellement ou non, cette impunité non seulement entraîne d’autres violences, mais en outre véhicule l’idée que la violence masculine contre les femmes est à la fois acceptable et normale. Elle a aussi pour effet de nier toute justice à chaque victime ou survivante et d’accentuer les inégalités entre les sexes.

L’élimination de la violence contre les femmes demeure l’un des défis les plus préoccupants et les plus pressants de notre époque. Face à la violence, notre devoir à tous est d’agir. Chacun d’entre nous doit promouvoir un milieu politique et social qui exclue à tout jamais la violence contre les femmes et les filles ; où amis, parents, voisins, hommes et femmes, agissent pour que les auteurs de tels actes ne restent pas impunis.

Un débat sur ce thème marquera la célébration officielle, le 8 mars 2007, de la Journée internationale de la femme, organisée par l’ONU. On examinera à cette occasion des pratiques ayant fait leurs preuves ainsi que divers moyens possibles d’éliminer la violence et de mettre un terme à l’impunité à tous les niveaux, local aussi bien que mondial. Cette initiative permettra de recueillir les vues de parlementaires, de responsables de l’application des lois, de représentants de la société civile et des médias sur divers aspects du problème. »

Voir le site officiel des Nations Unies pour la Journée internationale de la femme 2007 sur la thématique « Mettre fin à l’impunité des auteurs d’actes de violence à l’égard des femmes et des filles ».

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