Marie Marvingt

(1875-1963)

Surnommée « la fiancée du danger », Marie Marvingt est une pionnière de l’aviation en France et l’une des meilleures alpinistes du début du siècle.

Licenciée en lettres, parlant sept langues, elle était titulaire de trente décorations. Elle apprend également le droit et la médecine, devient infirmière diplômée et assistante en chirurgie. Elle s’intéresse également aux arts (théâtre, chant, dessin, peinture, sculpture), la cuisine et l’astrologie.

C’est une grande sportive dont la devise — Je décide de faire mieux encore et toujours — lui a permis d’être détentrice de dix-sept records mondiaux et elle est la femme la plus décorée. Elle est parmi les premières femmes titulaires du permis de conduire, qu’elle obtient dès 1899. Elle passe également quatre brevets de pilote (avion, ballon, hydravion, hélicoptère) et pilote également des dirigeables.
En 1908, elle a posé sa candidature pour participer au Tour de France cycliste. Les organisateurs ayant refusé, elle fait le même parcours que les hommes, en prenant le départ plus tard qu’eux. Elle invente l’aviation sanitaire en 1910. En 1960, âgée de 85 ans, elle pilote le premier hélicoptère à réaction français, le Djinn !

Elle ne s’arrête jamais, sa force et son énergie sont remarquables ! Plusieurs surnoms lui collèrent à la peau : « La reine de l’air », « Marie casse-cou », « l’infatigable globe-trotteuse », « l’éternelle curieuse », « la femme la plus extraordinaire du siècle », « la femme la plus extraordinaire depuis Jeanne d’Arc », « la femme la plus décorée au monde », « la fiancée du danger » : elle reste un modèle de dynamisme et de foi en l’être humain, une grande dame de cœur dont les exploits ont permis de faire avancer les mentalités en plusieurs occasions.

Elle pratique de nombreux sports à une époque où l’image de la femme française était tout simplement celle d’une bonne maîtresse de maison. Elle pratique la natation, le cyclisme, l’alpinisme, l’aéronautique, l’aviation, l’équitation, la gymnastique, l’athlétisme, l’escrime, les jeux d’adresse : tir, tennis, golf, polo. Dans tous les sports elle brille et est au premier rang.

Elle aimait le risque, la lutte et l’effort. Un timbre à son effigie a également été émis en 2004 pour lui rendre un hommage bien mérité : une vignette postale représentant le buste de l’aviatrice se détachant sur un ciel dégradé allant du bleu à l’orange. Un documentaire passionnant de 52 minutes retraçant sa vie a été diffusé à la télévision en mars 2006.

À lire : Marie Marvingt, la femme d’un siècle, Marcel Cordier et Rosalie Maggio, Pierron, Sarreguemines, 1991

Page réalisée avec la contribution de Charlène Colinet.

Partagez cette page :  Envoyer à une amie