Margaret Sanger

Infirmière fondatrice du planning familial

Pionnière du contrôle des naissances, cette infirmière New Yorkaise brave les lois et fonde le première centre de planification familiale en 1923, et permet l’invention de la pilule.

Cette jeune infirmière New Yorkaise assiste en 1912 à la mort d’une jeune mère de trois enfants qui avait tenté d’avorter seule. Très choquée elle va ensuite consacrer sa vie à se battre pour le Birth control (contrôle des naissances) : Je ne pouvais en supporter davantage, je savais que je ne pourrais plus me contenter de ma tâche d’assistance aux mourants. J’étais résolue à agir pour changer le destin de ces mères de famille dont la misère était aussi immense que le ciel.

Margaret Sanger est une femme magnifique, incroyablement rebelle. Elle est active et grave. La grossesse est une condition presque chronique parmi les femmes, note-t-elle avec effroi. En mars 1914, elle lance une revue, intitulée Women rebel (Femme en révolte), avec un seul sous-titre : Ni dieux ni maîtres. Et un seul objectif éditorial : Rendre aux femmes la maîtrise de leur vie et de leur corps.

En 1916, elle ouvre à Brooklyn N.Y, la première clinique de contraception. Elle sera fermée dix jours après, et Margaret Sanger, accusée d’outrage aux bonnes mœurs, sera condamnée à 20 jours de prison. Elle sera ainsi emprisonnée à huit reprises au cours de sa vie.
Pour éviter de tomber sous le coup de la loi qui interdit toute publicité, elle déserte New York, s’embarque pour Londres, où elle ouvre une nouvelle clinique en 1921. Puis revient à New York, où bravant les lois américaines, elle fonde le premier centre de planning familial en 1923.

Tout est à inventer. Elle prodigue des conseils, informe les femmes sur les méthodes contraceptives disponibles, arrive à faire importer le diaphragme de Grande-Bretagne, propose les spermicides, ou bien sûr le préservatif. Mais elle se rend compte que cela ne suffit pas.
Elle tente de contacter des médecins et scientifiques pour qu’ils daignent se pencher sur la recherche d’un meilleur contraceptif. Peu s’y intéressent, mais l’un d’eux, plus libre de pensée, le Dr Pincus, l’écoute et ouvre un centre de recherche qui met au point le premier contraceptif oral, en 1956.

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