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2006

Les violences faites aux femmes, une affaire d’État

Rapport d’Amnesty International

Le dernier rapport d’Amnesty International dénonce les insuffisances des dispositifs mis en place par l’État pour lutter contre les violences faites aux femmes.

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Les violences faites aux femmes restent un des plus grands scandales en matière de droits humains. Bien que de plus en plus dénoncée, cette violence demeure aujourd’hui encore très mal connue et largement sous-estimée. Contrairement aux idées préconçues, elle touche toutes les femmes, quels que soient leur âge, leur origine et leur milieu. Elle est liée à une discrimination fondée sur l’appartenance sexuelle. Le sexisme, tout comme le racisme, consiste à nier à un « autre » un statut d’alter ego.

Qu’elles soient physiques, psychologiques ou sexuelles, les manifestations de la violence envers les femmes sont encore largement sous-estimées et reléguées à la sphère privée. Toutes les raisons sont bonnes pour refuser de voir que les violences contre les femmes nous concernent tous. Elles restent souvent considérées, à tort, comme des « conflits familiaux » qui ne relèvent pas du domaine d’intervention de la justice. Or, au regard du droit international, l’État est comptable de ces violences. Son rôle ? Faire tout ce qui est en son pouvoir pour les empêcher, punir les coupables et offrir aux victimes l’aide et les réparations adéquates.

Pour la première fois, Amnesty International fait l’état des lieux de la réponse de l’État en France, et rappelle que les autorités ont la responsabilité et l’obligation d’assurer la sécurité de tous et toutes. Le dernier rapport d’Amnesty International dénonce les insuffisances des dispositifs mis en place par l’État en terme de prévention, de sanction et de réparation et formule des recommandations aux autorités françaises, afin de progresser vers l’éradication de cette violence.

À lire : Les violences faites aux femmes en France, une affaire d’État, rapport d’Amnesty International, aux éditions Autrement, janvier 2006.

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