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2003

La marche des femmes des quartiers

Le 4 octobre 2002, Sohane Benziane, une jeune fille de 17 ans est brûlée vive à Vitry-sur Seine (94), parce que son ex-petit-ami ne supporte pas de la laisser vivre sa vie.

Un vent de révolte… Dans les quartiers, et ailleurs dans la société, de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer les oppressions, le sexisme, les violences physiques et morales. Les langues se délient. Soutenu par la Fédération nationale des Maisons des potes, l’appel national pour les droits à la liberté et à l’émancipation des femmes vivant dans les banlieues françaises recueille de plus en plus de signataires. De plus en plus de femmes, qui depuis des années subissaient en silence, prennent la parole et se mobilisent.

C’est en mémoire de Sohane que Vitry-sur Seine est choisi comme point de départ de « La marche des femmes des quartiers contre les ghettos et pour l’égalité » qui traverse la France en février 2003. Objectif : Dénoncer le sexisme omniprésent, la violence verbale, physique, la sexualité interdite, le viol organisé en “tournantes”, le mariage forcé, la fratrie en gardien et l’honneur de la famille ou des quartiers en prison.

La caravane traverse une vingtaine de villes, pour aboutir à Paris, à la grosse manifestation nationale du 8 mars 2003, qui consacre la naissance de l’association « Ni Putes Ni Soumises ».

« Ni putes ni soumises » en tête du cortège lors de la manifestation organisée à Paris le 8 mars 2003 30 000 personnes venues de la France entière sont derrière elles pour soutenir la révolte des femmes victimes de la violence machiste. Pierre-Yves Ginet / Taïga

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