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2004

Inauguration de la place Olympe de Gouge

Deux siècles après sa mort, la place Olympe de Gouge est inaugurée à Paris (3e arr.), le 6 mars 2004, à l’occasion de la Journée internationale des femmes.

En 2014, seulement 2 % des rues françaises portent le nom d’une femme. « C’est très symbolique de l’effacement des femmes dans la mémoire collective » dit l’historienne Christine Nard. Parmi les noms les plus donnés : Jeanne d’Arc, les aviatrices dont Hélène Boucher, puis les romancières George Sand et Colette. On ne recense que 9 rues « Marguerite Yourcenar » et 7 rues « Simone Weil ».

« Notre histoire regorge pourtant de scientifiques, d’écrivaines, de militantes, de femmes politiques, d’artistes, de résistantes, qui méritent la reconnaissance du pays », estime OLF, qui note au passage que les femmes sur les plaques de la capitale sont « pour la plupart épouses ou filles d’hommes célèbres ». La ville de Paris, bien consciente du problème, tente de rattraper le retard en attribuant désormais en majorité des noms de femmes (22 sur 36 en 2015) à ses rues.

Ces nouvelles dénominations sont souvent attribuées, pour le symbole, à l’occasion de la journée des femmes. C’est ainsi qu’une rue Olympe-de-Gouge est inaugurée à Évreux le 7 mars 2009, des places homonymes à Lille et à Cergy le 8 mars 2018, etc. De nombreuses municipalités françaises lui rendent hommage en donnant son nom à des établissements scolaires, des voies publiques, des bâtiments publics.

Le verbe « résister » doit toujours se conjuguer au présent.

Lucie Aubrac, Résistante.