Hélène Brion

Institutrice, syndicaliste CGT, pacifiste (1882-1962)

Hélène BrionNée en 1882, Hélène Brion est une personnalité de premier plan dans le mouvement ouvrier parisien. Elle milite dans le mouvement féministe et participe à la création du Parti Communiste à Tours en se déclarant féministe pour le communisme.

Elle fait partie des féministes qui ont refusé la guerre de 1914. En mars 1918, elle est inculpée de « traîtrise » et de « défaitisme » à cause de son pacifisme, emprisonnée et traduite devant le Conseil de Guerre pour avoir diffusé des brochures pacifistes.
Au cinquième jour du procès, l’accusée lit un long texte qu’elle a préparé pour sa défense, dont voici le début :

« Je comparais ici comme inculpée d’un délit politique : or, je suis dépouillée de tous droits politiques (...). La loi devrait être logique et ignorer mon existence lorsqu’il s’agit de sanctions autant qu’elle l’ignore lorsqu’il s’agit de droits. Je proteste contre son illogisme. Je proteste contre l’application que l’on me fait des lois que je n’ai ni voulues, ni discutées. »

Elle est révoquée de l’enseignement jusqu’en 1925 et rédige L’encyclopédie féministe conservée à la bibliothèque Marguerite Durand.

Hélène Brion est l’un des leaders féministes les plus actives de son époque, avec Louise Saumoneau, Hubertine Auclert et Madeleine Pelletier.

Pour en savoir plus :

Page réalisée avec la contribution de Mix-Cité.

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