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2018

Grève générale des femmes en Espagne

8 mars 2018

Une grève générale féministe sans précédent oblige le gouvernement espagnol à prendre en compte les revendications d’égalité des droits et des salaires.

Comme ailleurs en Espagne, des foules immenses sont descendues dans les rues de Barcelone à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, ce 8 mars 2018. MARTA PEREZ - EPA

Malgré des progrès considérables en vingt ans, les femmes espagnoles sont toujours payées près de 15 % de moins que leurs confrères masculins. Pour le 8 mars, les femmes sont appelés à débrayer, mais aussi à n’effectuer aucune tâche ménagère.

« Beaucoup d’entre nous avons renoncé à des promotions pour nous consacrer à la maison et à la famille », expliquait cette mère avec quatre enfants à charge, reprochant au monde de l’entreprise de ne toujours pas permettre de concilier maternité et travail.

La Journée des femmes a commencé dès minuit à Madrid par un concert de casseroles pour « réveiller la société et les pouvoirs publics ». Manifestations, grève du métro et des trains, piquets devant les grands magasins, tabliers aux fenêtres, présentatrices-vedettes absentes des médias : le 8 mars 2018, l’Espagne se mobilise pour les droits des femmes avec une grève générale féministe sans précédent dans le pays. Plus de 5 millions de d’espagnoles en grève, 300 trains supprimés, plus de cent rassemblements organisés dans la capitale espagnole… La grève a rempli les rues des plus grandes villes du pays.

Cette clameur féministe prend l’Espagne par surprise. Le succès de la mobilisation prend de court le monde politique et l’oblige à prendre en compte les revendications d’égalité des droits et des salaires.

Les filles sages vont au paradis.
Les autres vont où elles veulent.

Slogan émancipateur.