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1920

Favoriser la natalité

Les femmes, après avoir travaillé pendant la guerre, sont poussées à rentrer chez elles pour faire des enfants.

La guerre a littéralement saigné la population française : un quart des hommes de 18 à 25 ans sont morts au combat au cours des années de guerre. Résultat, le gouvernement fait tout ce qu’il peut pour pousser les familles de France à avoir plus de deux enfants pour « rattraper » ce creux démographique.

Avant la guerre, déjà, des associations prônaient une natalité plus dynamique afin de « fortifier la nation » face à l’Allemagne. Après la grande guerre, les rangs de ces « natalistes » sont renforcés par les « familiaux » : des organisations nées dans les milieux catholiques qui luttent contre tout ce qui nuit à la famille : prostitution, contraception, littérature licencieuse, avortement… Les corps ne sont stériles que parce que les âmes sont infécondes assène le Congrès de la natalité en 1919, qui réunit ces deux courants.

Tant et si bien qu’en 1920, avortement et contraception sont interdits, la fête des mères commence à être observée et les mères de famille nombreuse sont même décorées d’une médaille. Il faut pondre marmaille ! Les femmes, après avoir travaillé pendant la guerre, sont invitées à rentrer chez elles, à revenir sous la coupe des hommes, et faire des enfants, comme si c’était leur seule raison d’être.

La maternité de Lausanne en 1920


La même année, la Russie, qui s’engage vers l’égalité depuis que les femmes ont initié la révolution, légalise l’avortement. Dès fin 1917 était affirmé le droit des femmes à la préservation de l’emploi en cas de grossesse, et la possibilité d’assurer des soins à leurs enfants pendant les heures de travail.

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