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1970

En France, le MLF n’émerge qu’à partir de 1970

Le 26 août 1970, une douzaine de militantes anonymes déposent une gerbe sous l’Arc de Triomphe, à la gloire de la Femme du soldat inconnu. Sur leurs banderoles, il est écrit : Il y a plus inconnu que le soldat inconnu : sa femme.

Il y a plus inconnu que le soldat inconnu : sa femme Eté 1970 : une poignée de filles déposent une couronne de fleurs sous l’Arc de triomphe. Sur leurs banderoles, il est écrit : Il y a plus inconnu que le soldat inconnu : sa femme. Parmi elles : Christiane Rochefort, Monique Wittig, Christine Delphy, Cathy Bernheim, Anne Zelinsky-Tristan. Debout - film de Carole Roussopoulos

Elles sont aussitôt arrêtées par la police, mais dès le lendemain la presse annonce « la naissance du MLF ». « La libération des femmes, année zéro » titrait une revue.

Le MLF ne se veut ni une organisation ni un parti ; aucun leader n’est toléré. Le mouvement se compose de collectifs et groupuscules. Les militantes féministes veulent se battre sur tous les terrains, en vertu du principe que le privé est politique. Elles rejettent les canons de beauté imposés par le diktat patriarcal, réclament crèches et garderies, demandent à leurs conjoints de partager les tâches domestiques. La révolution sexuelle est passée par là : elles dénoncent viol, inceste et agressions sexuelles, luttent pour l’avortement.

C’est tout un mode de vie et de pensée que les féministes des années 70 veulent changer. Elles veulent rien moins que tout le droit pour toutes les femmes, comme l’avait superbement formulé Olympe de Gouge en 1792, ce qui lui valut la guillotine. Progressivement, la cause des femmes gagne du terrain. À force de slogans provocateurs, d’assemblées, d’opérations spectaculaires, elles parviennent à se faire entendre.


Mai 1970 : parution d’un numéro spécial intitulé « Le torchon brûle », première publication française consacrée au mouvement des femmes et dont la rédaction est assurée par elles-mêmes.


Novembre 1970 : les états généraux du magazine ELLE sont perturbés par des militantes féministes.


Simone Veil est la première femme secrétaire du Conseil supérieur de la magistrature.

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