Cécile Brunschvicg

Militante féministe, première femme ministre (1877-1946)

Active et proche de l’éducation populaire, elle s’est illustrée dans les milieux du féminisme, de l’action sociale et du militantisme politique. Une des premières femmes ministres.

Cécile BrunschvicgCécile Kahn naquit à Enghien-les-Bains le 19 juillet 1877 dans une famille bourgeoise, milieu où les filles n’étaient guère encouragées à faire des études. Elle passa « clandestinement » son brevet supérieur à 17 ans. Elle épouse l’universitaire, philosophe, et féministe Léon Brunschvicg. Le couple aura quatre enfants. Jeune femme, elle prend part au mouvement des Universités populaires. C’est semble-t-il son mari, membre de la Ligue des droits de l’Homme puis vice-président, en 1911, de la Ligue des électeurs pour le suffrage des femmes, qui l’encouragea à s’investir dans le militantisme féministe.

Dès 1907, elle milite à l’UFSF (Union française pour le suffrage des femmes) puis au Conseil national des femmes françaises. En 1909, elle fonda une œuvre, les Réchauds du Midi, qu’elle représenta à l’UFSF (Union française pour le suffrage des femmes), où elle milite depuis 1907. Rapidement, Cécile Brunschvicg devint secrétaire générale puis présidente (1924) de l’UFSF qu’elle dirigea jusqu’en 1946.

Elle appartient en 1920 au « Soroptimist club » (« Rotary club » féminin), où elle aide M-J. Bassot à trouver des fonds pour l’établissement des centres sociaux. Sensible aux problèmes de la formation et des conditions de travail, elle participe en 1917 à la mise en place de l’École des surintendantes d’usine.

En 1924, avec d’autres militantes de l’UFSF, elle adhéra au Parti radical qui venait d’ouvrir ses portes aux femmes. En 1929, elle présenta sa candidature aux élections sous l’étiquette du CNFF, en même temps que d’autres militantes. Elle participa activement aux États généraux du féminisme en 1929.

Le 4 juin 1936, elle fut nommée sous-secrétaire d’État à l’Éducation nationale dans le gouvernement de Front populaire de Léon Blum. En 1937, elle devint vice-présidente du Conseil supérieur de l’enfance. Puis fut promue officier de la Légion d’honneur pour pour ses activités patriotiques et sociales.

En 1939, elle s’occupa de l’accueil de réfugiés antinazis. Menacée par les persécutions antisémites et par son appartenance au gouvernement de Front populaire, elle trouva refuge dans le Midi sous une fausse identité. À la Libération, elle reprit ses activités féministes et reconstitua l’Union pour le vote des femmes.

Jusqu’à la fin de sa vie, elle s’intéresse à la condition féminine et à la vie internationale et sociale.

Partagez cette page :  Envoyer à une amie